Sur la route avec Touzaint
Au même titre que tous les cavaliers de concours complet, Nicolas Touzaint ne se déplace jamais sans son camion. Tout le long de la saison, c'est un peu sa deuxième maison. "Je passe plus de temps là que chez moi", confesse-t-il. Il rajoute : "C'est un peu une vie de nomade."
Grand champion, toujours disponible dès lors qu'il s'agit de parler de son sport. Nicolas Touzaint a accepté d'ouvrir les porte de son bus. Visite guidée.
Dans son camion, il y a tout ou presque. Un petit coin cuisine, une table avec deux banquettes, la télévision ainsi que deux lit deux place en mezzanine. Une douche, des toilette aussi. Un groupe électrogène enfin pour parer à toute éventualité. "C'est une caravane, tout simplement", explique Touzaint.
Tout l'espace est rentabilisé au maximum, car derrière se mini F1 se trouve la place allouée aux chevaux. Ce box ambulant peu contenir jusqu'à six montures. Chaque animal est séparé de l'autre par des bas flancs, sorte de parois molletonnées. Si l'air n'y est pas climatisé, un système d'aération fonctionne en permanence. Enfin, pour parer à toute éventualité, une caméra est braquée en permanence sur les équidés.
Et il faut bien cela car les voyages peuvent être long. "En moyenne, en France, cela dure entre 8 et 10 heures." Dans cette configuration, les chevaux ne sortent pas. En cas de voyage plus long, la petite troupe fait étape. L'occasion de dégourdir les bêtes dont les membres peuvent être ankylosés par les heures sans bouger.
Si la fatigue existe pour les chevaux, elle est aussi présente pour Nicolas. "Avec ma groom, nous nous relayons généralement. Et nous essayons d'arriver la veille du concours afin de nous reposer."
Ainsi va la vie de Nicolas Touzaint, bien loin des idées reçues que l'on peu avoir sur les champions de son niveau.